
Le mot du metteur en scène sur la nouvelle création L’AB-sens
« Tout le monde est là, de sa présence ou de son absence, mais tout le monde est bien là »
Après le grand Seoir, notre narrateur nous invite à retrouver Andy et ses proches. Andy continue de mesurer le poids de sa différence et des regards qui pèsent sur elle. Peut-on s’épanouir quand tous nous rappelle ce qui nous manque ?
Tour à tour, chaque personnage se retrouve confronté au manque et à l’absence, celle qui distancie, isole ou émancipe. Andy continue à être vu avec un truc en moins, il forge son truc en plus. Face à cette séparation qui arrive, toutes les cartes sont rebattues. Les parents devant l’absence d’Andy et son autonomie grandissante, vivent chacun cette expérience de manière très différente. Cela devient un terreau pour des produits commerciaux qui répondraient à tous les maux. L’absence qui libère ou l’absence qui régit, celle qu’on souhaite, celle qu’on craint, celle qu’on nie. Laissez-vous guider par notre présentateur pour traverser cette question : L’absence est-elle forcément ce qui prive de tout sens ?
Le grand Seoir
Altea et sa compagnie « Le truc en plus » vous emmènent dans un futur proche. L’être humain de plus en plus sédentaire, ne peut plus se déplacer sans chaise qui est devenue un élément central dans sa vie, soutien identitaire. Andy a sa propre assise qui a la particularité de ne pas avoir de dossier. Son entourage prépare donc son grand seoir, soirée d’intronisation dans le grand monde où sa nouvelle assise sera présentée.
Les parents d’Andy préparent tout au mieux, mais doivent se rendre à l’évidence : la nouvelle chaise commandée présente la même différence, perçue comme un véritable manque. Sans dossier que faire ? Andy va devoir chercher en lui ce qui lui permet de se positionner et de montrer que ce que les autres voient en moins, peut être le truc en plus.
Bastien Morin, metteur en scène et auteur
